TAROUDANT, la ville

Taroudant est située dans la partie sud-ouest du Maroc. C'est également le chef-lieu de la province du même nom, dans la plaine du Souss.

 

Elle a étè la première capitale des Saâdiens au XVIè siècle, souvent renommée “la petite Marrakech” pour ses remparts. Auparavant, elle portait le nom toujours populaire de “Vala” provenant d’une Romaine ou Syrienne représentant la beauté.

 

 

Elle est située à 80 km à l'est d'Agadir, avec une position centrale dans la plaine du Sousse entre les montagnes désertiques de l ‘Anti -Atlas et les hauts sommets du Haut-Atlas.

 

Entrant dans l'enceinte de la ville par l'une des quatre portes principales, vous opérez un retour dans le passé. Taroudant a tout de ce que l'on peut imaginer d'une ville berbère du XVIeme siècle, avec ses ruelles étroites et encombrées, ses échoppes remplies de produits provenant de toute la région.

 


 

 

Entourée de remparts, elle offre des murailles crénelées qui vous plongent dans l'atmosphère du Moyen Age. L'allée qui mène à la grande porte, entourée de chaque côté de murs d'enceinte, est tout à fait majestueuse.

 

A l'intérieur, pas de monuments historiques reflétant la grandeur des Saadiens, mais une petite ville active comme une fourmilière, et des ruelles encombrées et sombres qui n'ont pas encore été marquées par l'architecture occidentale.

 

Ici, les habitants vous considèrent moins qu'ailleurs comme une source intarissable de billets, et vous pourrez aisément errer dans les souks arabes ou berbères, ou visiter le quartier des tanneurs situé à l'extérieur des remparts.

 

Taroudant c’est aussi le coeur palpitant de la verdoyante vallée de Souss, avec ses plantations de vergers d’agrumes et d’oliviers. Ici, les fruits et légumes bénéficient des conditions idéales pour se développer, mais les agrumes restent l’emblème de la ville.

 

Il faut savoir que Taroudant est le premier importateur de l’orange marocaine vers l’Europe. 

 


Climat

 

Son climat est caractérisé par des vents chauds et humides avec des nuages la nuit et un soleil généreux le jour. Les hivers sont assez froids et les étés chauds avec une température pouvant atteindre les 45 °C durant le mois d'aout. Et quand les températures sont très élevées, des risques d'orages se présentent.

En hiver, la température moyenne minimale est enregistrée à plus de 20 °C ; toutefois, c'est la saison la plus fraîche de l'année.

Notons également que les pluies sont assez rares dans la ville; mais l'on enregistre des pluies courtes et abondantes en janvier, février et mars.

 


A proximité : le HAUT-ATLAS

Principal massif montagneux du Maroc orienté d'ouest-sud-ouest à est-nord-est, le Haut Atlas s'étire sur plus de 700 kilomètres, de l'Atlantique au Maroc oriental, sur une largeur de 50 à 100 kilomètres.

 

Plusieurs sommets dépassent 4000 mètres (point culminant: djebel Toubkal, 4165 m). La chaîne est entaillée de vallées courtes et profondes. Les cols sont élevés et dépassent 2000 mètres (Tizi n-‘Test 2225m; Tizi n-Tichka 2267m). Le versant nord, relativement humide, est largement couvert de forêts de chênes verts. Il est enneigé l'hiver à partir de 1200 mètres.

 

L'aridité du versant sud ne permet qu'une végétation steppique d'armoise et d'alfa.

 

L'occupation humaine est importante, mais elle diffère profondément à l'est et à l'ouest. Le Haut Atlas oriental est faiblement peuplé par des Berbères de dialecte tamazirt. Ce sont des pasteurs semi-nomades, dont l'installation a été relativement tardive, vivant surtout d'élevage de chèvres et de moutons et passant de nombreux mois, ou l'année entière, sous la tente.

Le Haut Atlas occidental est plus densément peuplé par des Berbères de dialecte tachelhit.

Ce sont des paysans sédentaires occupant la montagne depuis très longtemps, probablement depuis le Néolithique; utilisant au mieux les pacages, les terres cultivables et l'eau, ils sont à la fois agriculteurs, arboriculteurs et éleveurs. Ils cultivent, sur de petits champs irrigués en

terrasse, de l'orge, du maïs, des légumes, des oliviers, des amandiers, des noyers. Mais les ressources sont insuffisantes, bien qu'il existe des gisements de minerai de fer, de cuivre, de plomb, de zinc et de manganèse.

Le commerce et l'artisanat, ne fournissent que de maigres

compléments.

 



A proximité : l'ANTI-ATLAS

Massif montagneux au sud-ouest du Maroc, orienté du sud-ouest au nord-est sur 600 kilomètres, du Sahara atlantique au Tāfilelt.

 

L'Anti-Atlas est soudé au Haut Atlas par l'ancien volcan du djebel Siroua. C'est un vaste bombement de roches anciennes, surtout paléozoïques. Relevé lors des mouvements tertiaires et entaillé de gorges imposantes, il est séparé en deux par la grande coupure de l'oued Draa.

 

Plusieurs sommets dépassent 2500 mètres: le djebel Sarhro culmine à 2712 mètres et le massif volcanique du Siroua s'élève jusqu'à 3304 mètres.

L'Anti-Atlas connaît un climat généralement aride; mis à part le versant tourné vers l'Atlantique, un peu plus favorisé (forêts d'arganiers), il offre surtout un paysage steppique (thym et armoise), et beaucoup de versants sont complètement nus.

En dépit des conditions physiques défavorables, le massif est étonnamment peuplé.

Il est occupé depuis trois millénaires au moins par une population de Berbères parlant le dialecte tachelhit (chleuh). Ce sont des paysans sédentaires, céréaliculteurs et arboriculteurs. Ils ont aménagé laborieusement les versants les mieux exposés de la montagne pour y faire pousser l'orge et les amandiers.

Les vallées, à l'agriculture plus variée, permettent la culture des oliviers et des légumes sur quelques périmètres irrigués.

 

La pauvreté et l’aridité des terres entraîne un exode massive vers les grandes villes, et  l'Europe.